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Le nettoyage des rives

La Moselle est une rivière capricieuse pouvant facilement sortir de son lit au moment de la fonte des neiges ou des forts orages estivaux.

Moselle-en-crue.JPG

Des volumes importants de biomasse et autres déchets viennent alors encombrer les berges et il devient nécessaire de procéder à des opérations de nettoyage ciblées.

IMG_1687.JPG

 

Début de la compagne de nettoyage des rives de la Moselle 2011 (Taille de la balsamine et de la renouée du Japon)

Avant

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 AprèsIMG_1930.JPG

Le ramassage des encombrants 

La Moselle subit encore aujourd'hui l'inconscience ou la malveillance de certains ... Il n'est ainsi pas rare de devoir ramasser de veilles machines à laver, des bidons voire mêmes des bouteilles de gaz usagées ! IMG_1697.JPG

Le nettoyage des sorties de trop-plein d'égouts

Malgré les efforts d'assainissement des eaux usées et effluents, quelques points "noirs" doivent trouver une solution. Ainsi l'AAPPMA a décidé de ne pas attendre et de procéder elle-même aux travaux requis.

Différents procédés dont la végétalisation de ces zones sensibles seront employés. En effet, lers végétaux comme les saules et d'autres plantes spécifiques peuvent être employés pour dépolluer les sols et capter les métaux lourds. C'est la rhizosphère, par le biais des racines, radicelles et autres micro-organismes, qui absorbent, dégradent et fixent ainsi les molécules et particules polluantes

 

Exemple de chantier :

Nettoyage d'une sortie de trop-plein d'égout en mars 2011

 

Situation avant intervention :

 

Sortie egout eloyes (9)

 

Situation après intervention :

Sortie-egout-eloyes--12-.jpg

L'entretien des zones de fraye naturelles

Les zones naturelles de fraye sont la clé du maintien et du renouvellement des populations piscoles. Nous devons entretenir ces "mortes" afin de favoriser la reproduction du poisson.

 

La préservation des rives par végétalisation

L’AAPPMA est bien consciente des problématiques posées par l’utilisation d’engrais chimiques dans les cultures en bord de rives ainsi que de la pollution inhérente aux rejets industrielles.

Nous ne souhaitons incriminer personne car nous savons pertinent bien que l’activité humaine n’est actuellement pas encore en mesure de relever le défit du « 0 pollution ».

Par contre, nous ne souhaitons pas attendre un hypothétique renforcement de la législation et ne croyons pas à un effet immédiat du « grenelle de l’environnement ». Il faudra attendre 2015 pour cela (et encore).

C’est pourquoi l’AAPPMA a décidé d’agir sur certaines zones plus à risque comme les sorties de centrales d’épuration ou encore les déversements directs malheureusement effectifs à Éloyes, même en période de basses eaux.

 

Nos armes seront la discussion, le consensus, le pragmatisme et l’emploi de certains végétaux très sous-estimés dans leur capacité à capter les pollutions (dont les métaux lourds et autres molécules). Les procédés mis en œuvre sont appelés la phytodégradation et la phytostabilisation. Ainsi, une essence comme le saule marsault est déjà utilisée pour fixer les sols de rives. Le réseau racinaire de cette essence, par le biais des radicelles, capte l’eau chargée et polluée. Une partie de ces composés, en plus de l’azote et du CO2, est alors stockée au cœur de l’arbre. Un autre exemple est le maïs capable de capter les hydrocarbures.

 

D’autres plantes oxygènent l’eau comme le potamageton lucens, sans toutefois devenir invasives.

 

Vous pouvez consulter la longue liste des plantes dépolluantes de l’eau à l’adresse : http://fr.ekopedia.org/Plante_antipollution

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Publié par l'association